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Flash Infos

Emploi à domicile : encore un coup de rabot pour limiter les avantages pour les personnes âgées

Le gouvernement veut mettre fin à l'exonération totale de cotisations sociales sur l'emploi à domicile pour les personnes de plus de 70 ans. L'exécutif souhaite qu'uniquement les personnes de plus de 70 ans en situation de dépendance ou de handicap bénéficient d'une exonération totale.


Dans le cadre du nouveau projet de loi de finances, l'exécutif souhaite en effet que cette aide pour faire le ménage, la cuisine ou encore les courses soit désormais réservée aux seniors en perte d'autonomie, c'est-à-dire aux personnes en situation de totale dépendance ou handicapées. Un coup de rabot qui aurait pour conséquence de faire 310 millions d'euros d'économies en 2020, puis 360 millions les années suivantes. Insidieusement l'exécutif déclare vouloir mieux cibler les exonérations, ah bon !

 

Quoi qu'il en soit, cette nouvelle mesure risque de déplaire aux familles, dont certaines sont déjà mobilisées contre la sous-indexation des pensions et l'augmentation de la CSG des retraités.

De son côté, le gouvernement justifie cette décision par la nécessité de mieux cibler les exonérations : "Donner de l'argent à des retraités qui paient l'impôt sur la fortune pour payer leur jardinier, c'est totalement injuste et c'est le système actuel", certes, mais sous prétexte de cet argument, c'est toute une population de retraités qui va être impactée et pas seulement ceux qui ont de hauts revenus.


Actuellement, les plus de 70 ans bénéficient d'une exonération totale de cotisations patronales pour leur employé à domicile, sauf pour les cotisations accident du travail maladie professionnelle. Un dispositif dont le coût sur l'année 2019 est estimé à 1,8 milliard d'euros.
Toujours selon la source,
l'exécutif n'aurait pas non plus prévu de conserver l'exonération totale des plus de 70 ans en bonne santé, mais qui ont des faibles revenus, nous y voilà ! Le nombre de personnes qui perdraient cet  avantage dans le cadre de ce projet de loi de finances n'a pas encore été déterminé, mais cette nouvelle mesure va une fois de plus impacter les revenus des retraités, les plus démunis.


Source : © afp.com

Jean DUPIN, honoré par
l'Académie du Languedoc

 

Jean DUPIN, adhérent de l’ANR 31 et ancien postier a été honoré, le 18 juin 2019, par l’Académie du Languedoc et il a reçu ce jour-là, le prix du livre "André Soubiran". La cérémonie s'est déroulée dans la Salle des Illustres, du Capitole de Toulouse, sous la présidence d’honneur du Professeur Louis LARENG.

Un grand bravo à notre ami qui voit ici son talent récompensé...

Dernier ouvrage de notre ami…

"Le Vieux Moulin"

Les années 40 et la dure réalité de la vie imposée par la guerre. Le Général-De-Gaulle a rejoint Londres. Ses appels aux Français à se révolter, à ne pas plier sous le joug de l’envahisseur, ne sont pas entendus par ceux qui croient encore à celui qui les a sauvés sur le Front de Verdun durant la Grande Guerre. Ils refusent de désobéir au Maréchal Pétain. Le doute et la passion politique s’insinuent dans les esprits et les cœurs. Les opinions s’affrontent, les soupçons sont dévastateurs jusque dans les cercles d’amis, mais aussi dans les familles.

 Au Vieux Moulin, Basile, le meunier, voue une confiance sans réserve au Maréchal, alors que son fils Lucien, rejoint un des nombreux maquis aveyronnais. An bourg, arrive Antoine le nouveau mitron. Des sentiments semblent naître entre lui et Juliette, les deux employés de la boulangerie et cependant, Antoine laisse deviner d’étranges correspondantes ; œuvre-t-il en cachette pour le camp qu’il aurait choisi ?

Tout s’accélère : il faut accepter de partir au STO, ou se planquer, ou entrer dans le maquis… C’est alors que les Allemands surviennent et occupent le Vieux Moulin qui livrera, à la libération, ses secrets et dévoilera toutes les ambiguïtés de personnages qu’il ne faut pas juger trop rapidement.

Pour vous le procurer :

Par courrier :     Jean Dupin, 51 chemin des Argoulets 31500 Toulouse
Par Courriel :     dupin.jean@orange.fr
Par téléphone :  05 61 48 91 45 / 06 31 84 69 21

 

Annonces de Macron : du nouveau et du flou !

L’allocution du président de la République qui avait été reporté suite à l’incendie de « Notre Dame » a eu lieu finalement hier au soir. Sans surprise, il a repris l’intégralité de ce qu’il aurait dû annoncer dix jours plus tôt, et qui avait fuité ! Il a fait peu de propositions nouvelles, il a levé quelques flous et il en a maintenu certains en nombre important.
J’ai aussi noté un nombre impressionnant de
« Je veux » … En lieu est place de « nous voulons », n’oublions pas qu’il s’exprime au nom du peuple et pas en son nom personnel !

Retraite à 62 ans, maintenue ?  Oui... toutefois avec un grand « Mais » !

Une retraite minimale à 1 000 euros
Le président de la République souhaite relever le niveau du montant plancher des pensions de retraite, le « minimum contributif », pour le porter à 1 000 euros, contre 637 euros aujourd’hui pour une carrière complète ou 698 euros si la personne justifie cent vingt trimestres de cotisation. Avec cette réforme, les pensions de retraite devraient être désormais largement supérieures à l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA, ex-minimum vieillesse), qui s’élève à 868 euros.

La retraite à 62 ans
Emmanuel Macron a assuré qu’il ne toucherait pas à l’âge légal de départ à la retraite, fixé à 62 ans, contrairement à ce qui se murmurait depuis quelque temps. Mais sa réforme, visant à instaurer une retraite par points, devrait inciter financièrement les Français à travailler plus longtemps. Il n’a d’ailleurs pas écarté l’idée d’une décote plus longue sur la durée. Ce qui revient à retarder l’âge de départ à la retraite… Mais en disant, ce n’est pas moi c’est le retraité qui part de lui-même avec une retraite plus faible !
Ce qui revient mécaniquement à augmenter l’âge de départ d’une manière dissimulée !

La réindexation des petites retraites
Le chef de l’État a confirmé que les retraites de moins de 2 000 euros (foyer fiscal ou individuel ?) seraient réindexées sur l’inflation à compter de janvier 2020, comme de nombreux Français l’avaient réclamé au cours du grand débat. Il s’est également engagé à ce qu’il n’y ait « plus de sous-indexation de quelque retraite que ce soit à partir de l’année 2021 ».

En clair nous l’avons dans le baba… en 2019 ! avec un misérable 0.3 % pour une inflation prévisible, selon les économistes de plus de 2 %.

Un rétropédalage forcé, face aux mécontentements des retraités. D’ailleurs en décembre 2018, le Conseil constitutionnel avait censuré la décision du gouvernement, qui avait limité à 0,3 % par an la revalorisation des pensions de retraite et des allocations familiales pour l’année 2020.

Et il ose dire qu'il souhaite augmenter le pouvoir d'achat des Français… ? Et nous ne sommes nous pas des Français à part entière ?

Le « travailler plus »
Il a longuement insisté sur ce qui s’apparente à un nouvel axe fort de sa volonté politique : l’idée de travailler plus. Le chef de l’État a exclu la suppression de nouveaux jours fériés ou le démantèlement officiel de la durée légale de trente-cinq heures, mais il s’est déclaré favorable à une hausse du temps de travail hebdomadaire, en renvoyant la question à des négociations de branche entre les partenaires sociaux.

Puis il a ajouté :« La France travaille en moyenne beaucoup moins que ses voisins : on commence plus tard, on part plus tôt et on travaille moins dans l’année », a-t-il justifié, en expliquant que le « différentiel » de « création de richesse ». Une argumentation qui ne tient pas la route puisque nous travaillons presque autant que le pays qui en fait le plus, à savoir, la Grande-Bretagne (36 heures hebdomadaires) et plus que les Allemands (34 heures hebdomadaires) sans oublier ceux qui sont loin derrière, les Pays-Bas avec seulement (23h hebdomadaires).

C’est donc une affirmation pour le moins contestable : qui semble reprendre à son compte un chiffre largement relayé par le patronat, selon lequel la France est le pays d’Europe où l’on travaille le moins sur une année. Or, comme cela est déjà expliqué plus haut, la méthodologie de ce chiffre est sujette à caution.

Il faut éviter de penser que les Français sont dupes.

C’est que notre pays se caractérise par une productivité plus élevée que la plupart de nos voisins. À temps de travail égal, la France produit donc plus de richesses. Un constat que l’hebdomadaire libéral, The Economist, résumait ainsi il y a quelques années : « Les Français pourraient être en congés le vendredi, ils produiraient encore davantage que les Britanniques en une semaine ».

M. Le Président, pourquoi ne pas le dire ?

En réalité, si l’on considère l’ensemble des travailleurs (dont les indépendants et les temps partiels), la France se situe plutôt dans la moyenne européenne, et à quasi égalité avec l’Allemagne.

Objectif plein-emploi à l’horizon 2025
Une promesse que d’autres ont fait avant lui et on en connaît le résultat… D’ailleurs la première partie de son quinquennat démontre tout le contraire.

En outre et en vrac :

Les pensions alimentaires
Il souhaite donner aux caisses d’allocations familiales (CAF) la possibilité de saisir directement les pensions non versées par les ex-conjoints.

Généralisation des maisons de service public

M. Macron entend installer dans chacun des quatre mille cantons français une maison « France Services », qui regroupera divers services publics (La Poste, caisse d’allocations familiales, Assurance-maladie, Pôle emploi…) en un même lieu, pour combattre la désertion des zones périphériques. Reste à savoir si le gouvernement est prêt à mettre la main à la poche, quand on sait que les MSAP souffrent aujourd’hui d’un sous-financement critique. La fin du service public prôné par M. Macron est en marche !

Objectif plein-emploi à l’horizon 2025
Une promesse que d’autres ont fait avant lui et on en connaît le résultat… D’ailleurs la première partie de son quinquennat démontre tout le contraire.

Les réformes institutionnelles

M. Macron souhaite donner une dose de proportionnelle lors du scrutin des élections législatives, mais elle devrait se situer autour de 20 %. Auquel s’ajoute un nombre de parlementaires en baisse d’approximativement 30 %… ou de 25 %, comme quoi … bla bla bla, le flou persiste.

Nouveaux outils de participation citoyenne

Point de référendum d’initiative citoyenne (RIC) mais un référendum d’initiative partagée (RIP)… prémonitoire cet acronyme ? Avec un seuil qui serait réduit à 1 million de citoyens, contre 4,7 millions actuellement. À noter et c’est important ! l’aval d’un cinquième des parlementaires restera a priori nécessaire, loin de l’esprit du (RIC) réclamé par de nombreux « gilets jaunes ».
Le président a en revanche exclu de reconnaître le vote blanc et de rendre le vote obligatoire pourtant si important et nécessaire.

L’École nationale d’administration (ENA) sera supprimée 

En répondant à une question de la presse, il a tranché clairement la question, assurant vouloir effectivement supprimer l’École nationale d’administration (ENA) afin de « bâtir quelque chose qui fonctionne mieux ».

Un espace Schengen réduit
Il préconise un espace Schengen « avec moins d’États », en suggérant que les pays européens qui ne souhaitaient pas se plier à une politique d’immigration et d’asile commune pourraient être exclus de la zone de libre circulation européenne.

Des niches fiscales supprimées
Le chef de l’État a précisé que seules les niches bénéficiant aux entreprises subiraient ce coup de rabot, et pas celles des particuliers.
Il a refusé d’en dire plus pour le moment, laissant au gouvernement le soin d’y travailler. Maintenant ainsi le flou le plus total !

La lutte contre l’évasion fiscale
Il s’en remet à une mission qui sera confiée à la Cour des comptes pour évaluer les sommes perdues à cause de ces pratiques. Il a mis à son crédit, avec un peu de mauvaise foi, la suppression du « verrou de Bercy », un mécanisme qui conférait à l’administration fiscale le monopole sur les poursuites pénales contre les fraudeurs, et symbolisait aux yeux de nombreux observateurs le laxisme à l’égard de la délinquance en col blanc. En effet, si le verrou a (quasi) disparu, c’est grâce à l’insistance du Parlement et malgré les réticences du gouvernement.

La décentralisation
En reportant sur las collectivités la charge de la décentralisation… ce qui à terme va obliger ces dernières à trouver en local du financement, et donc de l’impôt… C’est une façon déguisée de dire au final, ce n‘est pas moi c’est eux !

Ces annonces floues sont également un aveu qui démontre une fois de plus qu’il souhaite ménager la chèvre et le chou ! en stigmatisant les Français et notamment la classe moyenne !

Les "Gilets Jaunes"... faut-il occulter le phénomène ?

Il est difficile de na pas aborder le sujet "des gilets jaunes", d'une part, vu l'ampleur de ce mouvement inédit et du fait qu'il a réuni autour de lui des revendications multiples de nombre de Français, et de toutes origines sociales. D'autre part puisqu'il mobilise aussi un nombre important de retraités. Début 2019, 70 % des Français soutiennent toujours le mouvement des "gilets jaunes". C'est beaucoup !

Après 4 semaines de conflit social, fin 2018, Emmanuel Macron a annoncé, enfin, plusieurs mesures fortes, le lundi 10 décembre 2018, lors d’une allocution télévisée enregistrée au palais de l’Élysée : "Nous voulons une France où on peut vivre dignement de son travail, sur ce point nous sommes allés trop lentement, a estimé le chef de l’Etat dans une allocution de treize minutes. Je demande au gouvernement et au parlement de faire le nécessaire afin qu’on puisse vivre mieux de son travail dès le début de l’année prochaine".  Il ressort de cette intervention beaucoup d'incertitude et des mesurettes qui ne répondent pas aux attentes de Français. Et je m'interroge ? Les retraités, eux, les grands sacrifiés, n'ont-ils pas le droit de bénéficier de retraite digne ! après plus de 41 ans de cotisations ?

Le revenu d’un travailleur au SMIC augmenté de "100 euros" par mois !

Soi-disant pour constater "un état d’urgence économique et social" dans le pays, le chef de l’État a demandé au gouvernement de "faire le nécessaire afin qu’on puisse vivre mieux de son travail dès le début d’année prochaine". "Le salaire d’un travailleur au SMIC augmentera de 100 euros par mois dès 2019 sans qu’il en coûte un euro de plus pour l’employeur", a-t-il affirmé. Enfin pas tout à fait... Emmanuel Macron n’a pas précisé, toutefois les contours de cette hausse. Selon un membre du gouvernement, ce chiffre de "100 euros" englobe deux choses. Tout d’abord, la baisse des cotisations salariales en 2018, qui représente un peu plus de 20 euros par mois pour un salarié au SMIC à temps plein. Ensuite, la hausse du montant maximal de la prime d’activité de 80 euros net. Selon la même source, le calcul d’Emmanuel Macron ne tenait pas compte de la revalorisation légale du SMIC de 1,8 % au 1er janvier 2018 (soit environ 20 euros net de plus). Le SMIC mensuel brut est de 1 498,47 euros, soit 1 184,93 euros net. Avec la revalorisation automatique, il devait passer à 1 210 euros net en janvier, avait indiqué tout récemment Mme Pénicaud. (La prime d'activité n'est pas une augmentation salariale) et encore, en analysant la proposition, même pas un smicard sur deux pourra en bénéficier...

 

La hausse de la CSG annulée pour les retraités touchant moins de 2 000 euros par mois !

Ah oui ? Enfin pas tout à fait !

L’augmentation de la contribution sociale généralisée (cotisation sur tous les revenus finançant la Sécurité sociale), "subie cette année" (en 2018), va être annulée pour les retraités, vivant seul et touchant moins de 2 000 euros net par mois (2 750 euros pour un couple ou revenus du foyer fiscal). Jusqu’ici, le seuil de hausse de CSG pour les retraités était de 1 280 euros (ou 1 394 euros pour les moins de 65 ans).

Depuis le 1er janvier, cette population a vu sa CSG passer (sauf taux réduit) de 6,6 % à 8,3 % des pensions. Contrairement aux actifs du privé, les séniors n’ont pas reçu de compensation pour cette mesure, censée rapporter en NET 4,5 milliards d’euros à l’État cette année. (à peu près ce que représente le montant de l'ISF, s'il avait été maintenu). N'oubliez pas que le revenu de référence et le foyer fiscal, pour un couple, faite votre calcul !

 

Une prime de fin d’année demandée aux employeurs qui le peuvent

Le gouvernement va également "demandé à tous les employeurs qui le peuvent de verser une prime de fin d’année à leurs employés ", qui sera défiscalisée. Le Premier ministre, Édouard Philippe, puis son ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, et son homologue des comptes publics, Gérald Darmanin, s’étaient déjà prononcés, jeudi 6 décembre, en faveur d’une prime exceptionnelle versée par les entreprises à leurs salariés.

Les heures supplémentaires défiscalisées

Les heures supplémentaires seront "versées sans impôts ni charges dès 2019" alors qu’elles devaient initialement être "désocialisées" (pas de cotisations) en septembre 2019 (là aussi, pas tout à fait et pas à 100 %). Cette mesure avait déjà été mise en place sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, avant d’être abrogée par François Hollande.

Les heures supplémentaires correspondent au temps travaillé au-delà de la durée légale des 35 heures, et sont rémunérées davantage. Cette majoration de salaire est généralement de 25 %, mais peut être réduite à 10 % par un accord d’entreprise.

 

Pas de retour sur la suppression de l’ISF

Le chef de l’État a écarté tout retour de l’impôt sur la fortune (ISF), supprimé au début du quinquennat au profit de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Pourtant une mesure qui permettrait de rétablir une plus grande justice sociale.

 

Lutte contre l’évasion fiscale

Là encore ce n'est que des mots qui ne sont pas suivis de mesures flagrantes.

Les dirigeants des grandes entreprises françaises devront verser "leurs impôts en France". Le président fait allusion à la mise en place d’une taxe GAFA, visant les géants du Web comme Facebook, Apple et Google, qui réalisent des bénéfices en France.

Celles-ci représentent un coût de 8 à 10 milliards d’euros pour les finances publiques, a annoncé Olivier Dussopt, secrétaire d’État auprès du ministre de l’action et des comptes publics.

 

Le compte n'y est pas, notamment pour nous les retraités car les mesures annoncées contribuent à tirer vers le bas la classe moyenne des retraités sans aucune compensation, comme cela a pourtant été annoncé par notre président.

Ce sont des effets d'annonce, et dans les faits, des mesurettes qui ne satisfont personne.

 

La CSG... décryptage

 

Le point sur les différents taux de CSG sur les retraites en 2018 suite à la hausse de 1,7 point pour tous les retraités qui perçoivent plus de 1 200 euros par mois.
Pour comprendre pourquoi l’augmentation de la CSG de 1,7 point sur les retraites n'est pas des plus populaire chez les retraités et qui fait l'unanimité contre elle, sans
oublier, aussi que les pensions d'invalidité sont elles aussi impactées "de 25 à 100 euros par mois", selon l'APF, je vous invite à lire ce petit descriptif.

Pourquoi ça coince en quelques chiffres ?
Cette hausse de 1,7 point correspond à une augmentation de 25 % de la CSG pour 9 millions de retraités, soit une ponction dans leurs portes-monnaies de 4,5 milliards d’euros par l'Etat. Alors qu'en parallèle il exonère les plus hauts revenus de près de 4,5 milliards d'euros avec la suppression de l'ISF
Seuls les retraités percevant, jusque là, plus de 1 200 euros par mois sont théoriquement concernés par cet
"effort en faveur des salariés du privé". Or il faut savoir que le plafond en dessous duquel les retraités échappent à la hausse de la CSG est basé non pas sur la retraite, mais sur le revenu fiscal de référence (net imposable) 2016 dont le montant pour 2018 avait été arrêté à 14 404 euros pour une part de quotient familial (1 200 euros nets par mois) + 3 846 euros par demi-part supplémentaires (320 euros par mois). Ce qui veut dire que ce barème peut très vite être dépassé selon la situation familiale (notamment pour les couples), des revenus supplémentaires tout particulièrement les retraites de réversion etc. Ce qui change tout et qui explique que, faute d'information, beaucoup de retraités ont cru que seule leur retraite personnelle était prise en compte.


Quelques exemples :
- Anne, ancienne infirmière, perçoit 970 euros nets de retraite et son mari Jean, ancien employé municipal 1 010 euros nets, tous deux en limite du seuil de pauvreté se voient ponctionner sur leur revenu commun, 34 euros par mois et non pas 0 euro chacun.
- Michel, ancien PTT célibataire perd 35 euros mensuels sur sa pension de 2 058 euros nets parce que ces retraites complémentaires lui font dépasser le plafond.
- Annie qui perçoit 1 120 euros par mois n’avait pas compris que le plafond pour échapper à la hausse de la CSG est basé sur le revenu fiscal de référence qui prend en compte les revenus de la famille. Or son mari touche 2 500 euros par mois. Le couple subira donc la hausse de la CSG sur leurs retraites.
- Sandrine perçoit 900 euros de retraite par mois + 500 euros de retraite de réversion de son mari décédé, le montant total dépassant 1 200 euros, elle subit la hausse de la CSG.
Ajoutons un cas courant : le mari ou la femme est salarié(e) alors que l’autre est à la retraite. C’est ainsi que sur sa fiche de retraite de janvier, le (la) retraité(e) du couple dont la pension se monte à 2 100 euros net, a perdu 42,50 euros sur sa pension (510 euros en moins en 2018). La compensation de la hausse de la CSG par la baisse des cotisations maladie et chômage sur la fiche de paie du conjoint salarié ne suffit pas à compenser cette ponction.
- Posons aussi la question : 1 200 euros par mois, seuil de la hausse de 1,7 point de la CSG pour une part de quotient familial est-ce vraiment un critère de richesse ? Les chiffres fournis par la CNAV (Caisse nationale d’assurance vieillesse) indiquent que pour 5,17 millions de retraités, la retraite de base se monte en moyenne à 1 086 euros par mois (à comparer avec le seuil de pauvreté ci-dessus). Précisons que à carrière égale, retraite inégale pour les femmes qui perçoivent une retraite inférieure à celle des hommes (en moyenne 1 004 euros nets par mois contre 1 159 euros).
- Rappelons que les retraités imposés à la CSG au taux plein (8,3 %) se voient déjà prélever une  CASA-contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie depuis le 1er avril 2013 au taux de 0,30 %. Cette CASA normalement destinée au financement de l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie) comme c'est déjà le cas d'une partie de la CSG (!) servirait à d’autres fins selon l' UNA-Union Nationale de l'Aide, des soins et des services à domicile qui dénonce le détournement des financements dédies aux-personnes âgées et en situation de handicap

Autre inquiétude des acteurs associatifs la diminution de la part de la CASA affectée au financement de l'aide à domicile, mais toujours d'actualité


Ajoutons 2 autres taux qui font baisser la retraite :
- la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) de 0,50 % sur 100 % de la pension de retraite brute,
- la CSS (contribution spécifique de solidarité) qui depuis le 1er juillet 2014 consiste à prélever sur le salaire des retraités de plus de 65 ans qui cumulent retraite et emploi 2,4 % au titre du chômage… pour rien puisqu’une personne en retraite n’est théoriquement jamais au chômage !
- La hausse de la CSG de 1,7 point sur les retraites qui y sont soumises n’est pas compensée par la suppression des cotisations maladie et chômage qui compensent la hausse de la CSG de 1,7 point sur les salaires, ni par la revalorisation de 0,8 % des retraites de base au 1er octobre 2017 prévue par circulaire de la CNAV qui sera ramenée à 0,3 % en 2019 et 2020 !
- Quant à la compensation par la diminution voire la suppression de la taxe d’habitation, ce ne sera pas avant novembre 2018. Qui en est exonérée aujourd’hui et qui le sera demain ? Cela ne comblera toujours pas la hausse de la CSG.
Est-ce une compensation ? L'augmentation de 1,7 point est déductible des impôts. 
 

Quels taux de CSG sur les retraites aujourd'hui et en 2019 ?
- 8,3 % dont 5,9 % déductibles des impôts pour tous les retraités seuls ou mariés dont le revenu fiscal de référence de l’année n - 2 , soit de l’année 2016 (avis d’imposition 2017) pour la CSG 2018, est égal ou supérieur à 14 404 euros pour une part de quotient familial auxquels s’ajoutent 3 846 euros par demi-part supplémentaires (un couple de retraités qui fait une déclaration commune bénéficie de 2 parts de quotient familial. Le revenu net de référence servant de seuil à la hausse de la CSG est donc de 22 096 euros (1 841 euros par mois).
- 3,8 % (déductibles) pour les retraités dont le revenu fiscal de référence 2016 (avis d’imposition 2017) est compris entre 11 018 euros et 14 404 euros pour une part de quotient familial, 13 960 euros et 18 250 euros pour 1,5 part de quotient familial, 16 902 euros et 22 096 euros pour 2 parts de quotient familial (ajoutez respectivement 2 942 et 3 846 par demi-part en +).
- exonération totale de la CSG pour les retraités dont le revenu fiscal de référence (net imposable) 2016 (année n – 2) ne dépassera pas 11 018 euros en 2018 (10 996 € en 2017) pour une part de quotient familial + 2 942 euros (2 936 € en 2017) par demi-part supplémentaires Circulaire CNAV du 20 octobre 2017
Précisons qu’avant 2015, le droit au taux réduit ou à l’exonération de la CSG dépendait du montant de l’impôt payé et non du revenu net imposable comme c’est aujourd'hui le cas.
Pour comprendre votre taux de prélèvement, exemple à l'appui cliquez sur le site de l'assurance-retraite/Prélèvements-sociaux
Sont également exonérés de ces trois contributions sociales les retraités qui perçoivent l’ASPA - Allocation de solidarité aux personnes âgées  ou  l'ASI - Allocation de solidarité invalidité  ou la retraite du combattant ou la retraite mutualiste du combattant  ou encore une pension militaire d’invalidité ou de victimes civiles de guerre.
 

Comment a évolué la CSG ?
La CSG s’applique depuis 1991 ! C’est une idée du gouvernement Rocard destinée à combler le trou de la sécu. Si l'idée de départ est louable et permet une solidarité entre les Français… avec le temps elle s'est transformée en véritable impôt.
Depuis son origine, elle est toujours affectée à la branche maladie de la sécurité sociale et sert également à financer :
- les prestations familiales pour compenser la suppression des cotisations sociales "familles",
- le FSV (fonds de solidarité vieillesse) pourvoyeur de l’ASPA - allocation de solidarité aux personnes âgées  ex-minimum vieillesse sans oublier qu’il est aussi alimenté par la Journée-de-solidarité qui consiste à travailler gratos ce jour-là,
-  la CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) pourvoyeur des prestations liées à la dépendance dont l’APA. Ce qui fait doublon avec la CASA !
Cela s’est traduit par une hausse du taux de la CSG qui a évolué ainsi (sur les salaires) :
- 1,1 % en 1991 (gouvernement Rocard)
- 2,4 % en 1993 (gouvernement Balladur)
- 3,4 % en 1997 (gouvernement Juppé) + 0,50 % de CRDS
- 7,5 % en 1998 (gouvernement Jospin) + 0,30 % de CASA en 2013 (gouvernement Ayrault)
- 9,2 % au 1er janvier 2018.


Le projet de se servir de la CSG pour réduire les cotisations salariales n’est donc pas une idée neuve comme on peut le voir ci-dessus. Mais désomrais la presque totalité sert à compenser la suppression de la cotisation chômage des actifs du privé. En fait, il s’agit ni plus ni moins d’un impôt qui rapporte plus que l’impôt sur le revenu (IR), soit 93,8 milliards d’euros en 2016. La nouvelle hausse programmée de la CSG ajoute 22 milliards.

Quels sont les deux changements en 2019 ?
Premièrement, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 prévoit que :
- le passage du taux réduit de CSG de 3,8 % au taux plein de 8,3 %,
- et le passage du taux zéro de Casa au taux normal de 0,3%
- ne se feront que si le ménage fiscal dépasse deux années de suite le seuil du barème.
Autrement dit, si vous bénéficiez du taux réduit de 3,8 % en 2018 et que votre revenu fiscal de référence vous fait passer au-dessus du seuil haut (colonne 2), le taux supérieur ne sera pas appliqué en 2019.
Deuxièmement, le « Projet de loi portant mesures d’urgence économiques et sociales » institue un nouveau taux de cotisations sociales CSG de 6,6 % (colonne 3).
Cette mesure s’applique au premier janvier 2019. Sa mise en œuvre aura lieu dès que possible (la date de mai a été avancée, puis retirée, c'est une vraie cacophonie au plus haut niveau de  l'état).

Enfin, le projet de loi prévoit de rembourser en une seule fois toutes les cotisations sociales CSG prélevées en trop début 2019, au plus tard le 1er juillet 2019 (décret à venir prévu dans le projet de loi).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Courriel envoyé aux députés de la Haute-Garonne

et en copie à La Dépêche du Midi le 10/12/2018

Madame, monsieur... le député(é)

 

Je reviens vers vous avec un peu d’amertume, d’une part suite au mouvement social qui rassemble la France en ce moment, mais aussi par le mépris qu’affiche notre président et ses représentants locaux à l’encontre des Français.

 

J’en veux pour preuve le silence assourdissant durant près de 4 semaines et les mesurettes annoncées, la larme à l’œil ce soir, à 20h sur France 2 par Emmanuel Macron.

 

Certes il y a des avancées, mais ridicules au regard des attentes légitimes et des frustrations de nombres de français. Une revalorisation du SMIG est certes une bonne initiative, à condition que les salaires au-dessus en bénéficient aussi (quid des fonctionnaires ?). Le seuil de déclenchement de la CSG à 2 000 € pour un retraité (seul, mais à vérifier) et aussi positif, un rattrapage est-il prévu pour les sommes indument perçues en 2018 ? Ensuite, qu’en est-il de da désindexation des retraites et pensions en 2019 ? Où est l’augmentation des retraites pour 2018 avec un rattrapage légitime de l’inflation pour cette année qui est supérieure de, 1,9 %, à fin novembre par rapport à 2017 ?

 

Malgré le ton empesé de notre président…  Là encore aucune annonce sérieuse !

 

J’entends depuis des jours des députés (es) de la majorité (à la TV)  dire qu’ils sont à l’écoute des Français sur leurs circonscriptions… et qu’ils les comprennent, les rencontres, dialogue avec eux !

 

J’en suis fort aise, mais ce n’est certainement pas le cas des députés de la majorité présidentielle en Haute-Garonne, qui malgré une demande de RENDEZ-VOUS, fin 2017 n’ont pas répondu à ma demande. (Trois m’ont reçu, un socialiste, deux LaREM, un Modem et un de LaREM s’est contenté d’un simple Courriel) les 5 autres de LaREM sont restés aux abonnés absents !

 

Deuxième relance cette année, le 13 novembre 2018. Sans surprise deux demandes sont honorées, par le député socialiste et par une députée de LaREM (la même que l’année dernière).

Le mépris qu’affichent les représentants de la république en marche envers ses concitoyens et assourdissant ! 

 

Être un élu de la république implique des droits et des devoirs, force est de constater que beaucoup de députés de la majorité présidentielle n’en ont que faire.

 

Aujourd’hui… Les gilets jaunes, demain les gilets gris dans la rue pour faire valoir les plus élémentaires de nos droits, à savoir, vivre dignement de nos pensions/retraites, après une vie active à payer pour cela.

Nous refusons que l’état se serve impunément dans notre porte-monnaie… Vous l’aurez compris, avec ces annonces, le compte n’y est pas.

 

 

 

Nous vous prions d’agréer, madame/monsieur le député (e) l’expression de notre haute considération.

 

 

 

Philippe BLANC

Président de l’ANR 31

Carburants, la taxe de trop !

Chers adhérents,

Vous l'avez sans doute remarqué si vous utilisez régulièrement votre voiture : le prix du carburant à la pompe a littéralement explosé ces dernières semaines. Il faut maintenant débourser en moyenne 74 € pour remplir un réservoir de 50 litres (un réservoir standard !) pour une voiture diésel, et plus de 81 € pour un plein de 50 litres de SP 98 !

La montée des cours du pétrole, liée à l'actualité internationale, en est certes une des causes, mais ce qu'il faut savoir, c'est que le principal responsable de ces hausses délirantes est surtout l'État, qui se gave sans vergogne sur le dos des conducteurs avec les taxes appliquées aux carburants ! Trop, c'est trop, il faut faire stopper l'inflation délirante des taxes appliquées aux carburants !

Les actifs du privé, bien qu'ayant reçu une augmentation substantielle de leurs salaires et une suppression des cotisations chômage, de l'ordre de -3,5 %... encaissent mal le coup, car ils voient leurs revenus baisser...

 

Mais alors ! que dire des retraités qui se sont vus infliger une augmentation de la CSG, pour compenser la suppression des cotisations chômage du privé. Auquel s'ajoute un gel des retraites et pensions, qui ont aussi perdu la gratuité des transports en commun sur la métropole toulousaine et qui subissent un rabotage supplémentaire de leur petite retraite ! Beaucoup sont en effet obligé d'utiliser leur voiture pour faire les courses, aller chercher leurs petits enfants à l'école ou plus simplement se soigner... Et je ne vous parle pas des bénévoles de l'association qui n’ont content de donner de leur temps, voient aussi que cela leur coûte de plus en plus cher !

 

Sans compter que les industriels et les commerçants répercutent à leur tour cette augmentation, et c'est le consommateur final qui passe à la caisse, autrement dit… nous !

Sachez aussi qu’à chaque litre que vous mettez dans le réservoir, ce sont près de 90 centimes pour l'essence, et plus de 75 centimes pour le gazole, qui partent directement dans les caisses de l'État... soit plus de 60 % du prix !

Et la fiscalité sur les carburants a encore augmenté depuis le début de l'année avec l'augmentation de la contribution "climat énergie" et l'alignement de la fiscalité du diésel sur celle de l'essence. Résultat : + 10 cts par litre pour l'essence, et + 15 cts pour le diésel. Faites votre calcul et vous aller voir de combien est la perte mensuelle pour un retraité.

En fait, alors que la taxe à la valeur ajoutée (TVA) de 20 % est en principe la référence en matière d’imposition pour les biens et les services courants, le gazole est taxé à 157 % (8 fois la TVA) et le super sans-plomb 95 est taxé lui à 182 % (9 fois la TVA) !

Et ça n'est qu'un début : entre 2018 et 2022, des experts ont calculé que la hausse de la fiscalité sur le carburant va rapporter pas moins de 34,4 milliards d'euros supplémentaires à l'État...directement ponctionnés dans la poche des conducteurs ! 

Et c’est sans compter la myriade d'autres taxes infligées aux conducteurs : taxe régionale sur les certificats d’immatriculation des véhicules, taxe additionnelle parafiscale, redevance pour frais d’envoi des certificats d’immatriculation des véhicules, malus (pour les véhicules neufs), taxe additionnelle CO2 (pour l’achat d’un véhicule d’occasion), taxe annuelle sur les véhicules de société, taxe annuelle pour les véhicules dont le taux de CO2 est le plus élevé, taxe “à l’essieu” pour les véhicules lourds...

Rendez-vous compte : rien que l'an dernier, l'ensemble des taxes payées par les usagers de la route s'est élevé à 67 milliards d'euros. C’est quasiment autant que le total de l’impôt sur le revenu payé par les contribuables français (72 Mds) !

Pourquoi ces personnes devraient-elles être assommées de taxes par l'État pour la simple raison qu'elles utilisent une voiture, alors qu'elles contribuent aussi, par leurs impôts, à financer les autres modes de transport comme le train, le tram ou le métro ?

D'autant que dans les zones rurales, avec la disparition des services publics (Poste, maternités, désert médical, etc.), l'utilisation de la voiture est obligatoire.

Cette sur taxation est absolument injuste, et elle pèse aussi bien sur le budget des Français actifs que sur celui des retraités, avec de lourdes conséquences économiques pour notre pays !

Alors, il nous faut exiger du Gouvernement qu'il stoppe immédiatement la hausse des taxes sur les carburants et qu'il instaure une vraie compensation pour les retraites qui sombre de plus en plus dans la précarité.

Les complémentaires santé vont augmenter en 2019

 

Et encore une fois, c'est les retraités qui vont payer un lourd tribut à cette augmentation qui selon les projections les plus optimistes, va représenter tout de même 200 € (environ) de plus à payer par an pour un couple retraité, soit plus du double qu'une famille avec deux enfants ! Vous vous souvenez... le reste à charge zéro ! pour les lunettes, les soins dentaires, etc., vous y avez vraiment cru ?

Mais jusqu'où nos gouvernants vont-ils aller, pour nous spolier de nos revenus ?

Cacophonie sur la CSG des retraités

 

Vous en avez entendu parler... il y a des mesures pour adoucir la hausse de CSG pour les retraités.

Ce geste ridicule du gouvernement en direction des retraités les plus modestes, soit environ 300 000 foyers (un chiffre ridicule, surtout quand on sait que les retraités sont plus de 16,3 millions) seront exonérés de la hausse du taux de CSG de 1,7 point, pour un coût de 350 millions d'euros. Mais le plus cocasse c'est que la mesure est jugé insuffisante par la majorité présidentielle (sic !) mais pas comme on est en droit de s'y attendre.

En effet, une vingtaine de députés LREM ont déposé un amendement introduisant une progressivité dans les taux de CSG pour faire porter l'effort sur les retraités les plus favorisés. Ces derniers verraient donc leur CSG encore relevée. Mais voilà, quand on sait que le seuil de déclenchement est inconnu, ça fait un peu peur, qui serait impacté ? Et de quel pourcentage !

Cet amendement, adopté en commission contre l'avis du rapporteur général, devrait peut-être tomber en séance. mais il démontre bien les dissensions présentent au sein de la majorité.

 

En plus, nous serons encore une fois mis à contribution l'an prochain, avec la sous-valorisation des pensions. Du fait de la sous-indexation de retraites, fixée à 0,3 % pour une inflation prévisible supérieure à 1,4 %.

 

 

 

En 3 ans, plus d’un mois de pension
pris dans la poche du retraité

Trop c'est trop !

(Exemple concret d’un retraité qui percevait en décembre 2017 la pension moyenne de 1 376 € brut. Sans compter les pertes du passé (gel des pensions, CASA, CRDS), à partir du 1er janvier 2018, s'y ajoute -1,7 % avec la CSG, et - 1,7 %  avec la hausse des prix évaluée pour 2018 : la facture est salée, 561 € de perte de pouvoir d’achat pour l’année 2018. Si le gouvernement limite à 0,3 % la revalorisation des pensions, pour une inflation de 1,7 %, ce sera une perte de près de 669 €, par an, en 2019 et en 2020.)

L’ANR 31 était dans la rue, le 18 octobre 2018, avec un millier de retraités, sous une pluie battante !

 

Il est plus que temps que les retraités se manifestent en nombre dans la rue pour bien montrer au gouvernement qu’ils ne sont pas dupes et pour faire part de leurs mécontentements !

Plus nous serons nombreux plus nos revendications les plus légitimes seront entendues…

La curée continue !

Vous le savez certainement déjà, le gouvernement a décidé une fois de plus de s'en prendre aux retraités, pas aux plus nantis d'entre eux, non ! mais à tous les retraités, en supprimant l'indexation des pensions et retraites sur l'inflation ! Cela va occasionner une perte supplémentaire de près de 10 % l'an ! C'est la descente aux enfers pour nous… Pendant que les financiers se pavanent sur notre dos.

Merci messieurs nos gouvernants, quel mépris pour les plus anciens des Français qui ont contribués pendant de longues années de labeur à la richesse de la France et qui ont payés leurs cotisations pour une retraite décente...

Comment appelle-t-on un pays où les anciens ne sont plus respectés ?

Il va être plus que temps que les retraités se mobilisent en masse et montrent au petit empereur que les retraités méritent un peu plus de considération et de respect... et qu'il n'est plus possible de se servir impunément dans notre porte-monnaie.

Touchera... touchera pas aux pensions de réversion ?

 

Le gouvernement à déclaré que les pensions de reversion ne seraient pas touchés...  ça ce sont les mots ! mais quand est-il vraiment...

 

Le Premier ministre Édouard Philippe s'est emporté ce lundi 2 juillet au micro de RTL à la question du journaliste en répondant ceci : "Je vais vous le dire de la façon la plus claire possible parce tout ça m'insupporte depuis que le débat est né". Puis il poursuit : "Aucun projet du gouvernement tendant à changer les règles qui s'appliquent aujourd'hui en matière de pensions de réversion", n'est en cours, a-t-il insisté
"Il y a une réflexion qui a été engagée de façon extrêmement sérieuse et concertée avec tous les acteurs, notamment les syndicats", a-t-il toutefois annoncé.

"Nous réfléchissions à une grande réforme qui aura lieu l'année prochaine sur les régimes de retraite, mais en aucun cas nous ne travaillons à remettre en cause les pensions de réversion qui existent aujourd'hui", a-t-il martelé. À la question de savoir si tous les bénéficiaires actuels auront une pension inchangée de leur vivant, Édouard Philippe s'est montré très clair : "Je vous le confirme".

On peut être perplexe sur ces déclarations faites à la va-vite... Car en même temps, le Premier ministre a ajouté qu'il y aurait bien une réforme sur les régimes de retraite et que de fait, les pensions de réversion seraient, elles aussi impactées. Il a même précisé que selon un niveau de ressources non connu à ce jour, il pourrait y avoir contrairement à ce qui ce pratique aujourd'hui des réversions à taux variables, à la baisse ou à la hausse ! c'est le grand flou là !

Certes, il semblerait que les bénéficières actuels ne soient pas impactés par les mesures à venir, mais il faut bien le reconnaitre... c'est une forte régression sociale.

 

Pension de réversion : qui peut la toucher ?

Quelles sont les démarches à effectuer ?

 

Comme dans le privé, le conjoint survivant d'un fonctionnaire peut toucher une pension de réversion, sous certaines conditions.
Dans certains cas, votre époux ou ex-époux pourra toucher 50 % de vos pensions de base et additionnelles. C'est la pension de réversion, accessible uniquement aux couples mariés, sans condition de ressources ou d'âge. 
Pour la réversion de votre pension de base, si vous n'avez pas d'enfant ensemble, vous devez avoir été marié au moins quatre ans ou avoir au minimum deux ans de services entre la date du mariage et celle de la cessation d'activité. 

Pour les conjoints de même sexe, les années de Pacs peuvent être comptabilisées lors de l'examen de la condition de durée de mariage, si celui-ci a été célébré avant la fin de 2014. En outre, votre conjoint ne touchera aucune réversion du RAFP si votre pension additionnelle vous a été servie en capital.
 
Et le RAFP lui versera un capital unique si le montant de la réversion annuelle est faible, inférieur à environ 230 euros. 

Divorce et réversion

Si vous êtes divorcé, votre ex-conjoint touchera votre réversion à votre décès, même si vous êtes remarié. Si vous vous êtes marié plusieurs fois, chacun de vos ex-conjoints y aura droit au prorata de la durée de chaque mariage. 
Si votre ex-conjoint se remarie, se pacse ou vit en concubinage : après votre décès, son droit à la réversion est suspendu durant son union ; avant votre décès, il pourra toucher votre réversion seulement à la fin de sa nouvelle union, s'il ne touche pas d'autre réversion et si votre réversion n'a pas été accordée à un autre. 
Rétroactivité
Attention, la réversion n'est pas automatique, votre conjoint devra en faire la demande. À votre employeur si vous décédez avant votre retraite, à votre régime de base, si vous décédez après

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Votre organisme de gestion de régime
obligatoire va changer

Information importante, vous avez certainement reçu un courrier de la Mutuelle Générale pour vous en informer.

Concrètement, à compter du 12 juin 2018, la sécurité sociale sera votre seul interlocuteur. Vous serez rattaché à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) de votre domicile.

De son côté, la Mutuelle Générale continuera de gérer les prestations et les remboursements relevant de la part complémentaire.

Afin de ne pas avoir de souci, il est vivement conseillé de conserver une copie des éventuelles feuilles de maladies, et ce, à compter du 1er juin 2018, pour les adresser, à la CPAM à partir du 12 juin.

La carte vitale reste bien entendu utilisable durant cette période de transition. Par contre il est impératif, là aussi de procéder à la mise à jour de votre carte.

Cette opération devrait être transparente pour les assurés, puisque seule l’adresse d’envoi et la gestion de vos feuilles de maladies sont différentes.

- Voir les tableaux des différentes modalités ICI -

 
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Lunettes, prothèses dentaires ou auditives...
Quels changements avec le remboursement à 100 % ?

Les  retraités ne sont pas les seuls, mais certainement les plus concernés par cette mesure, le "reste à charge zéro" (RàC) pour les lunettes, prothèses dentaires et appareils auditifs qui va être généralisé. C'était une promesse d’Emmanuel Macron, décryptage de ce qu'il en sera vraiment !

Selon la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, qui a promis pour le mois de juin le calendrier du remboursement à 100 % des lunettes, prothèses dentaires et audioprothèses.

Il est à noter que le (RàC) représente tout de même un manque à gagner qui se chiffre à 3 milliards d’euros de remboursements supplémentaires. Mais pas question que la Sécurité sociale et les mutuelles débloquent de telles sommes, selon le ministère. "Alors comment et qui va payer le remboursement à 100 % ? " C'est à partir de là que les choses se gâtent... si le but est bien de rembourser à 100 % des équipements, c'est la méthode, car ce le sera effectivement pour des équipements sans option superflue, précise la ministre. Si vous souhaitez avoir des lunettes de marque ou des couronnes plus esthétiques et plus qualitatives, il faudra payer plus !
Le ministère reconnait que chacun devra faire des efforts. L’Assurance-maladie et les complémentaires augmenteront les remboursements, à quelle hauteur et avec quel surcoût pour l'assuré ? C'est l'inconnu. Les prévisions, cela impliquent que les fabricants réduisent leurs coûts, utopie ou réalité ? Là, à n'en pas douter, si les prix sont plafonnés, comme l'envisage l'État, il faut s'attendre à voir débarquer massivement des équipements Low Cost, en provenance d'Asie, au détriment d'équipements de santé d'origine européenne ? Enfin la ministre déclare que la mesure s’appliquera par étapes jusqu’à la fin du quinquennat : "Pour laisser le temps aux métiers des filières concernées de se réorganiser". Vous y croyez vraiment ?

Pour ceux qui ont des problèmes d'auditions, là, c'est la cacophonie ! Un problème qui touche pourtant près de six millions de Français, actuellement le coût reste effectivement un frein, à 1 500 € en moyenne (l’unité), la prothèse n’est remboursée qu’à 40 % par la Sécurité sociale et les complémentaires. A titre d'exemple, en Grande-Bretagne, où l’entrée de gamme est à 340 €, la prise en charge est à 100 %. Vous l'aurez compris c'est par un tour de passe-passe, que l'État souhaite tenir sa promesse, mais quid de la qualité du produit ! le tout en encadrant les prix et surtout en dissociant de la vente des appareils, les services (pour les réglages et le suivi). Paierons-nous moins cher au final, rien n'est moins sûr !

Selon la Mutualité française, les dentistes sont les plus conciliants. Il faut dire que la négociation, les concernant, a plutôt débouché sur un "bon deal" pour eux. La baisse des revenus liée au plafonnement des tarifs des couronnes ou bridges sera plus que compensé par la revalorisation des soins "conservateurs " comme le (détartrage, traitement d’une carie, etc…). Au passage, l’Assurance-maladie espère inciter les Français à faire plus de prévention et moins de pose de prothèses. Alors qu'à l’inverse, avec ces mesures, les fabricants français risquent eux de boire la tasse. Un des leadeurs de la profession,  prévoit ainsi : "Une descente aux enfers vers une dentisterie Low Cost", notamment avec l'arrivée massive de prothèses venues de Chine ou de Turquie.

Concernant les professionnels de la vue, c'est là aussi le flou artistique. Si l’État renonce, en effet, de porter à trois ans le remboursement de nouvelles lunettes, le délai de deux ans sera maintenu, mais pas pour tout le monde. Pour tout changement anticipé, la vue devra se dégrader de 5/10e contre 2/10e aujourd’hui. Tollé général des professionnels comme des assurés. Aucune mesure annoncée, par contre, sur le manque criant d’ophtalmologistes, aujourd'hui pour obtenir un rendez-vous ! c’est plus de 120 jours d'attente.

Je ne sais pas pour vous, mais ma conviction, c'est que dans les faits rien ne change ou très à la marge... Et là encore ce sont les assurés qui devront payer les pots cassés ! Notamment par l'augmentation des soins intermédiaires et l'arrivée de produits Low Cost qui vont amener, de fait, des soins à deux vitesses ! ceux qui pourront se payer des matériels de qualités et les autres qui devront se contenter de produits bas de gamme !

En fait qu'est-ce qui change ?

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Campagne promotionnelles 2018 de l'Amicale-Vie

L'amicale-Vie, mutuelle de l'ANR lance une opération promotionnelle en offrant 3 mois de cotisations gratuits pour tout nouveau contrat capital-décès  Amicale-Vie souscrit entre le 1er mai au 31 octobre 2018.

Pour avoir des renseignements complet, s'adresser à René Bombail.
Courriel : rené.bombail@wanadoo.fr ou par téléphone au : 06 84 36 63 22

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La retraite à 62 ans
Emmanuel Macron a assuré qu’il ne toucherait pas à l’âge légal de départ à la retraite, fixé à 62 ans, contrairement à ce qui se murmurait depuis quelque temps. Mais sa réforme, visant à instaurer une retraite par points, devrait inciter financièrement les Français à travailler plus longtemps. Il n’a d’ailleurs pas écarté l’idée d’une décote plus longue sur la durée. Ce qui revient à retarder l’âge de départ à la retraite… Mais en disant, ce n’est pas moi c’est le retraité qui part de lui-même avec une retraite plus faible !
Ce qui revient mécaniquement à augmenter l’âge de départ d’une manière dissimulée !

La réindexation des petites retraites
Le chef de l’État a confirmé que les retraites de moins de 2 000 euros (foyer fiscal ou individuel ?) seraient réindexées sur l’inflation à compter de janvier 2020, comme de nombreux Français l’avaient réclamé au cours du grand débat. Il s’est également engagé à ce qu’il n’y ait « plus de sous-indexation de quelque retraite que ce soit à partir de l’année 2021 ».

En clair nous l’avons dans le baba… en 2019 ! avec un misérable 0.3 % pour une inflation prévisible de plus de 2 %.

Un rétropédalage forcé, face aux mécontentements des retraités. D’ailleurs en décembre 2018, le Conseil constitutionnel avait censuré la décision du gouvernement, qui avait limité à 0,3 % par an la revalorisation des pensions de retraite et des allocations familiales pour l’année 2020.